Livres

L’absinthe perd nos fils
janvier 23, 2016 damir

L’absinthe perd nos fils

Editions de la Fontaine aux Loups – 2001
La Maison Bleue
77320 Thierceleux (France)
Editrice : Delphine Montalant Tél : (33) 01 64 03 75 54
148 pages – 150 illustrations
30 Euros

« Noé a sauvé nos pères, mais l’absinthe perd nos fils » entonnaient les ligues anti-alcooliques vers 1905. Plante médicinale, élixir ou apéritif à la réputation sulfureuse, l’absinthe a fait couler beaucoup d’encre entre son apparition en 1797 et sa prohibition en 1915.

Cette anthologie littéraire réunit les avis élogieux ou critiques de grands auteurs sur cette muse ondoyante : Alfred de Musset, Charles Baudelaire, Alphonse Daudet, Léon Tolstoï, Gustave Flaubert, Arthur Rimbaud, Paul Verlaine, Emile Zola, Guy de Maupassant, Alphonse Allais, Jules Renard, Oscar Wilde, Jack London, Ernest Hemingway, ou Jean Giono…

Parallèlement, ce florilège déroule le panorama illustré des romans, pièces de théâtre, poésies, chansons, tableaux ou films ayant célébré ou dénigré la fée verte. Il établit les comparaisons indispensables avec les autres drogues en vogue au XIXè siècle : haschisch, cocaïne, morphine, éther ou opium. Il analyse également les rapports avec les boissons rivales à la quinine, aux extraits de feuilles de coca, à la noix de kola, ou avec les vins cuits, vermouths, chartreuses et génépis. Enfin, il reconstitue la véritable histoire des boissons anisées en France de la Marie Brizard (1755) à l’Absente (2000).

Ce livre est le quatrième essai dans lequel j’analyse la Fée verte. Après avoir passé au crible l’absinthe historique, de son apparition à sa prohibition (L’Absinthe, une fée franco-suisse), et ses résurgences multiples après son interdiction (Un mythe toujours vert, l’Absinthe), j’ai examiné à la loupe les tableaux mettant en scène des buveurs (L’Absinthe, muse des artistes) avant de dresser cet inventaire littéraire (L’Absinthe perd nos fils). Chronologique et synthétique, cet ouvrage croise la critique historique, sociologique et artistique sans négliger le suspens et l’humour. Je commence par la Bible, et je finis avec elle, après avoir retracé 3000 ans d’histoire.

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