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Catalogue Auguste Poulet-Malassis & Charles Baudelaire
janvier 22, 2016 damir

Catalogue de l’exposition

Auguste Poulet-Malassis & Charles Baudelaire, 150 ans de l’édition des Fleurs du Mal

Préface de Madame Christine Roimier, Maire d’Alençon

Édité par la Ville d’Alençon, 2007
Format : 24 x 30. Broché. 64 pages. 135 illustrations couleur.
Prix : 22 Euros.

Disponible aux Éditions BVR
Paiement par pp_logo_h_100x26 à : editions-bvr@orange.fr ou par chèque à : Éditions BVR – Lieu doré – 14140 Sainte-Marguerite-des-Loges. L’envoi du livre se fait dès réception du règlement.

 

Trop jeune pour être l’éditeur de Gérard de Nerval, Auguste Poulet-Malassis était trop endetté lorsque Lautréamont le sollicita pour éditer Les Chants de Maldoror. Néanmoins, républicain convaincu, il fut l’éditeur-mécène de ses contemporains, des poètes romantiques aux pamphlétaires opposés aux dérives du Second Empire.

Par la publication successive, l’année 1857, des volumes : Les Odes funambulesques de Théodore de Banville, Les Fleurs du Mal de Charles Baudelaire et Émaux et Camées de Théophile Gautier, il trace, à trente-deux ans, un nouveau Triangle des Bermudes sur la cartographie aléatoire de l’histoire poétique. Un bain de jouvence, en haute mer, pour tout lecteur du futur, irréductiblement attaché à la liberté absolue.

Selon une logique inhérente à la pure création, Charles Baudelaire en voudra toujours inconsciemment à Auguste Poulet-Malassis d’avoir osé être cet éditeur l’obligeant à accoucher du recueil de poésie de sa vie et dont l’ordre même des poésies, pour ne rien dire de leur achèvement, ne le contentera jamais.

Dans l’espoir que les mœurs légères de la cour ne déteignent pas sur le petit peuple, la censure impériale refusera toute licence poétique aux Fleurs du Mal, jusqu’à en retrancher six merveilleuses pièces. Mais s’est-on seulement avisé, aujourd’hui, qu’au-delà de l’oxymore vanté de ce titre, il faut sans doute le comprendre comme les « grâces » du mal, c’est-à-dire les « condiments indispensables » à toute vie, comme l’est le « bizarre » en regard de la « beauté » ?

De plus, Auguste Poulet-Malassis édita sur le même pied Leconte de Lisle, Jules Barbey d’Aurevilly, les Frères Goncourt, Alphonse Daudet, Paul Verlaine et Charles Asselineau, Champfleury, Charles Monselet, Hippolyte Babou ou Alfred Delvau…

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