Benoît Noël, ambassadeur de l’absinthe (2016)

Benoît Noël, ambassadeur de l’absinthe (2016)
janvier 19, 2017 Veronique Herbaut

Benoît NOËL « Ambassadeur de l’absinthe »

Le vendredi 30 septembre 2016, Benoît NOËL a été nommé « Ambassadeur de l’absinthe » lors des 16e Absinthiades de Pontarlier (Haut-Doubs). Voici le petit texte résumant sa relation à la Fée verte depuis ses… vertes années…

Des études en histoires de l’art m’ont fait découvrir Degas et ses tables de marbre dépourvues de pieds de fonte, véritables soucoupes volantes du songe. Vincent Van Gogh représentant un verre de « Lichen vert » sur une table de bistrot à la manière d’un calice sur une tombe. Lautrec peignant, à l’essence, un verre de bleue sur un guéridon en forme de monumental verre d’absinthe. Pablo Picasso, brisant, à l’orée de la seconde guerre mondiale, des « Perroquets », symboles de la révolution industrielle, sous peu remplacée par l’ère des médias furieux.

J’ai commis des livres sur « Notre-Dame de l’Oubli » dite aussi « Madame Espérance ». Citons « L’absinthe, une fée franco-suisse », sans cesse réimprimé depuis 2001. J’y plaidais déjà pour que l’absinthe soit défendue comme produit naturel de l’arc jurassien. Je n’ai boudé aucune des 16 Absinthiades du Théâtre Bernard Blier lequel tonton flingueur ne crachait pas sur les alcools de contrebande. J’ai continué mes recherches fondamentales avec le cidre et le calvados et j’ai été heureux de collaborer récemment avec Matthieu Frécon pour sa bible sur l’art de la distillation ou avec Pierre Chevrier pour sa somme sur les eaux-de-vie, liqueurs et spiritueux. Je me réjouis de pouvoir voyager dans la France entière et une grande partie du monde en étant reçu chez des aficionados de la Fée Morgane.

J’ai sondé les rapports des littéraires à la « Mère des Apaches » et signé les articles : « Alphonse Allais et l’absinthe à cinq galons » ; « Ernest Hemingway et l’absinthe, une occurrence négligée », ou « Alfred Jarry, écartelé entre l’Étoile-Absinthe et L’Étoile de Pierre ». Je suis ravi de présenter cette année, aux 16e Absinthiades, le roman graphique de Bastien Loukia : « Érik Satie – Cinq nouvelles en forme de Poire », édité par BVR, la maison d’édition que j’anime avec Véronique Herbaut. Et puisqu’en France, tout finit en chansons, laissez-vous porter par l’ « Amour des feintes de Serge Gainsbourg, susurré par Jane Birkin : Couleur absinthe / Odeur du temps / Jamais ne serai / Comme avant… »

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